Panneaux d’interprétation dans la forêt des cent acres


Ce lieu enchanteur, d’une superficie totale de 40,5 ha, abrite une forêt ancienne comprenant une cédrière centenaire, des prairies humides, de petits ruisseaux et une ancienne carrière pittoresque où l’on extrayait autrefois du diopside. Située dans le corridor écologique Nord-est du Parc de la Gatineau, la forêt des cent acres soutient une riche biodiversité. Un inventaire réalisé en 2022 y a recensé 16 espèces de mammifères, 53 espèces d’oiseaux, 8 espèces d’amphibiens et de reptiles, ainsi que 32 espèces d’invertébrés. Autrefois façonné par la foresterie, l’exploitation minière et l’agriculture, ce territoire appartient depuis 2022 à Action Chelsea pour le respect de l'environnement (ACRE), un organisme de conservation enregistré, et constitue aujourd’hui un milieu naturel de conservation volontaire. Un comité d’intendance composé de résidents locaux engagés et compétents joue un rôle actif dans la gestion de la forêt aux côtés d’ACRE, conformément au plan de gestion de la forêt.
Pour en apprendre davantage sur la forêt et les espèces qui l’habitent, consultez sa page iNaturalist. Lors de votre visite, vous pouvez également y consigner vos propres observations à l’aide d’iNaturalist. La science citoyenne est très importante pour la protection de la biodiversité !
Bienvenue à la forêt des cent acres !


Roches
La forêt des cent acres fait partie de la province géologique de Grenville. Formée il y a plus d’un milliard d’années, la province de Grenville se caractérise par un socle rocheux cristallin ancien créé par d’intenses épisodes de formation de montagnes, d’activité volcanique, de métamorphisme et de collisions tectoniques durant l’ère précambrienne. Le Bouclier canadien sous-jacent est composé principalement de granite ainsi que d’autres roches ignées et métamorphiques. Ces anciennes roches précambriennes constituent la fondation sur laquelle se sont ensuite déposés des dépôts géologiques plus récents et des matériaux de surface.
La HAW est située à une altitude variant entre 150 et 200 m au-dessus du niveau de la mer, et son relief est caractérisé par de nombreuses collines. Cette topographie variée crée une diversité de microhabitats, soutenant un large éventail de communautés forestières. La combinaison du socle rocheux ancien, du relief vallonné et de la diversité des sols contribue de façon importante à la diversité écologique et au caractère paysager du site.


Cèdre
La forêt des cent acres abrite des peuplements forestiers remarquables de vieille croissance, incluant des exemples exceptionnels de thuya occidental (Thuja occidentalis), aussi appelé cèdre blanc de l’Est. Ce conifère est généralement associé aux milieux humides, où il bénéficie d’un avantage écologique, et constitue un habitat important pour les oiseaux chanteurs nicheurs.
Pour les Anishinaabeg, le kijik (cèdre) est l’une des quatre plantes médicinales sacrées utilisées lors des cérémonies. Surnommé « l’arbre de vie », le cèdre est utilisé pour la guérison, la purification, les pratiques spirituelles, ainsi qu’à des fins pratiques, notamment pour la fabrication de canots et l’allumage des feux.
Le cèdre est considéré comme l’arbre ayant la plus grande longévité au Québec. Sur une île du lac Duparquet, près de Rouyn-Noranda, un individu aurait près de 1 000 ans.
Dans plusieurs régions, le cerf de Virginie dépend fortement du cèdre blanc durant l’hiver. Cette pression de broutement peut entraîner une surconsommation des jeunes pousses, limitant sévèrement la régénération de l’espèce dans certaines forêts.


Birds
Stanislas Wroza, XC1021556. Accessible à www.xeno-canto.org/1021556. Licence Creative Commons Attribution – NonCommercial – ShareAlike 4.0 International.








Stanislas Wroza, XC1014912. Accessible à www.xeno-canto.org/1014912. Licence Creative Commons Attribution – NonCommercial – ShareAlike 4.0 International.




Les études effectuées en 2022 dans la forêt des cent acres ont permis de recenser au total 53 espèces d'oiseaux, dont 5 espèces menacées.
Gros-bec errant (Hesperiphona vespertina), appel
Ron Overholtz, XC555496. Accessible à www.xeno-canto.org/555496. Licence Creative Commons Attribution – NonCommercial – ShareAlike 4.0 International.
Moucherolle phébi de l’Est (Contopus virens), cri d’alarme, appel
Stanislas Wroza, XC1014934. Accessible à www.xeno-canto.org/1014934. Licence Creative Commons Attribution – NonCommercial – ShareAlike 4.0 International.
Goglu des prés (Dolichonyx oryzivorus), chant
Stanislas Wroza, XC1021265. Accessible à www.xeno-canto.org/1021265. Licence Creative Commons Attribution – NonCommercial – ShareAlike 4.0 International.
Sturnelle des prés de l’Est (Sturnella magna), chant
Hirondelle rustique (Hirundo rustica), cri en vol
Crédit photo: Michel Léger


Insectes
Les pollinisateurs font face à des menaces mondiales telles que les changements climatiques, la perte d’habitat, la pollution et l’utilisation de pesticides.
Quel pourcentage des plantes à fleurs dépend des pollinisateurs animaux ?
Environ 75 à 80 % des espèces de plantes à fleurs dépendent, à divers degrés, des pollinisateurs animaux.
Comment différents pollinisateurs se spécialisent-ils dans différentes plantes ?
Les plantes et les pollinisateurs coévoluent souvent. Par exemple, les abeilles préfèrent les fleurs aux couleurs vives et aux motifs UV, les papillons privilégient les plateformes d’atterrissage plates, et les papillons de nuit pollinisent souvent des fleurs nocturnes et odorantes.
Comment peut-on protéger les pollinisateurs ?
On peut les protéger en préservant et en restaurant les habitats naturels, en plantant des fleurs sauvages indigènes, et en réduisant l’utilisation des pesticides ainsi que la pollution lumineuse.


Chauve-souris
Les chauves-souris utilisent des sons à haute fréquence, appelés ultrasons, pour se déplacer et chasser les insectes dans l’obscurité grâce à un processus appelé écholocation. La plupart des appels de chauves-souris se situent entre environ 20 et 120 kilohertz (kHz), ce qui est bien au-delà de la plage d’audition humaine. Les humains peuvent généralement entendre des sons jusqu’à environ 20 kHz. Différentes espèces de chauves-souris utilisent différentes fréquences d’appel selon leur mode de chasse et leur habitat.
Les détecteurs de chauves-souris peuvent convertir ces sons ultrasoniques en fréquences audibles, permettant aux chercheurs et aux amateurs de nature d’identifier les espèces et de suivre leur activité. Comme chaque espèce produit des motifs et des fréquences d’appel distincts, la surveillance acoustique est devenue un outil important pour la conservation des chauves-souris et la recherche écologique.
Chauve-souris argentée (Lasionycteris noctivagans), écholocation*
François Fabianek, XC889809. Accessible à www.xeno-canto.org/889809. Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike 4.0.
Vespertilion nordique (Myotis septentrionalis), écholocation*
François Fabianek, XC890408. Accessible à www.xeno-canto.org/890408. Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike 4.0.
Other local bats
Grande chauve-souris brune (Eptesicus fuscus), écholocation*
François Fabianek, XC921255. Accessible à www.xeno-canto.org/921255. Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike 4.0.
Pipistrelle de l'Est (Perimyotis subflavus), écholocation*
François Fabianek, XC883291. Accessible à www.xeno-canto.org/883291. Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike 4.0.
*Ces enregistrements sont des sons à haute fréquence. Une version MP3 de haute qualité est utilisée pour la lecture, ce qui réduit les fréquences supérieures à environ 20 kHz. Utilisez les liens www.xeno-canto.org fournis ci-dessus pour accéder aux versions ralenties de ces enregistrements, où les cris peuvent être entendus très distinctement.
(438) 622-5850
(819) 921-4092
64 chemin Juniper, Chelsea, Québec, J9B 1T3
